humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
La lecture de l’Ancien Testament de la Bible nous enseigne que Moïse fut appelé par Dieu à libérer son peuple en entendant la voix divine sortir d’un buisson brûlant sans se consumer, cet évènement « miraculeux » relaté dans la Bible porte le nom de « buisson ardent ».
Patrick Buisson est quant à lui un ardent militant de la droite extrême. Après avoir conseillé durant des années Sarkozy (contre rémunération bien entendu), le Buisson ardent sort un livre-brûlot dont nombre de passages sont consacrés à l’ex-payeur du conseilleur. Il s’est approché d’un peu trop près du Buisson, le Sarkozy, et il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, il ait un peu chaud aux fesses ! Il se défend (mal) en sur-jouant le rôle de la victime du traitre Buisson, lui, Sarkozy, l’expert des traitrises en tous genres… Le début de semaine dernière sentait déjà le roussi !
Et voilà qu’en milieu de semaine, France 2 publie l’enquête d’ « envoyé spécial » sur l’affaire Bygmalion ! La tricherie est avérée et étalée au grand jour. Sarkozy et son équipe de campagne ont triché lors de la dernière campagne électorale, les preuves sont sous nos yeux… mais pour le courageux Sarkozy qui n’est évidemment au courant de rien, ce doit être probablement l’équipe de campagne, Copé, Lavrilleux et consorts… Sa garde rapprochée conteste cette enquête à charge, oubliant de préciser que Sarko et ses avocats ont été sollicités pour s’expliquer et éventuellement se justifier devant les caméras, mais qu’ils n’ont pas souhaité le faire.
La présomption d’innocence n’empêche personne de s’expliquer, voire d’attaquer en diffamation l’auteur d’un reportage ou d’un livre quand manifestement ce reportage ou ce livre contiennent des éléments faux et malveillants, mais notre présumé innocent continue à jouer la victime en se gardant bien de demander un droit de réponse ou l’interdiction de la sortie d’un livre… Pas de fumée sans feu serait-on tenté de penser…
A moins tout simplement que dans sa course effrénée pour tenter d’obtenir l’immunité que lui procurerait une nouvelle élection, Sarko soit toujours dans une folle fuite en avant, fondée à la fois sur les bâtons procéduriers qu’ils va continuer à mettre dans les roues de la Justice, et sur la propension de son électorat à « oublier » les affaires dans lesquelles son nom est cité. En d’autres termes, priorité 1 : gagner les primaires de la droite, priorité 2 : gagner l’élection présidentielle, priorité 3 : régler les comptes, priorité 3789 éventuelle, gouverner le pays dans le sens de l’intérêt général.
Laurent Wauquiez qui, jusqu’à ces dernières semaines, se faisait lui aussi « conseiller » par Patrick Buisson, aurait, parait-il, rompu avec ce dernier. Ne soyons pas naïfs et ne confondons pas une rupture avec une simple lézarde sur l’enduit de la façade que ce dernier veut exposer aux militants de son parti pour tenter de garder la présidence des républicains quel que soit le résultat de la primaire. Il suffit pour s’en convaincre d’apprécier les déclarations dudit Wauquiez sur les camps de rétention, sur le démantèlement de la jungle de Calais, sur les réfugiés, pour constater avec effroi que ce petit opportuniste est capable de tout pour parvenir à ses fins, dans l’extrême-droite ligne de Buisson ou de Sarko, le mentor.
Et il pense qu’on n’y verra que du feu…
dr