humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
C’est bien connu, les petits ruisseaux viennent du ruissèlement, ce ruissèlement qui va permettre d’enrichir la terre, de permettre aux paysans de faire de bonnes récoltes qui à leur tour, vont permettre de nourrir le bon peuple… C’est si simple, la vie…
Petit bémol quand même, les petits ruisseaux peuvent aussi aller grossir des rivières qui vont sortir de leur lit, inonder les cultures et appauvrir les petits paysans… Ce n’est pas si simple, l’aléa climatique…
En matière fiscale, le gouvernement a opté pour la théorie du ruissèlement, à savoir, diminuer l’imposition des plus riches qui vont ainsi investir dans les entreprises françaises et ainsi, favoriser l’emploi. Si on y ajoute la baisse des cotisations sociales des salariés, en théorie, le pouvoir d’achat de ces derniers sera augmenté, ils consommeront plus et la croissance en sera renforcée…
Petit bémol quand même, l’allègement fiscal pour les plus aisés peut aussi tout simplement contribuer à ne faire grossir que les rivières de diamants de certaines ou certains; Muriel Pénicaud a choisi, elle, de réinvestir l’équivalent de l’ISF qu’elle ne paiera plus dans l’économie sociale mais combien de contribuables qui étaient redevables de l’ISF en feront autant ? Le manque à gagner pour l’Etat sera-t-il au détriment des investissements dans les services publics ou sera-t-il pris sur la baisse des dépenses de fonctionnement de ces services ?
Même si un certain nombre de repentis fiscaux ont finalement choisi (bien aidés dans leur choix par la cellule spécialisée de Bercy) de revenir payer l’impôt en France, il n’en reste pas moins que certaines de nos plus grosses fortunes, de nos grosses rivières, continuent à sortir du lit fiscal en préférant vivre et investir à l’étranger, continuer ainsi à naviguer sur le long fleuve tranquille de leur seul intérêt.
Et franchement, même avec la pédagogie la plus habile, ça ne passe pas vraiment dans l’opinion.
Sur le plan international, la fin de l’année nous a offert un épisode inédit de la guerre des boutons, l’inénarrable Trump et le comique troupier Kim Jong-un se livrant au classique concours des cours de récréation de l’école primaire, chacun revendiquant qu’il détient la plus grosse manette ou le plus gros bouton nucléaire. Propos désarmants sauf qu’il s’agit en l’occurrence d’armes terrifiantes à même de voler au-dessus de nos têtes. Les Coréens du nord n’ont pas choisi leur guide sanguinaire mais les Américains, eux, n’ont même pas l’excuse de la dictature dans le choix invraisemblable qu’ils ont fait il y a un an. En cette période de vœux, le mieux que l’on puisse souhaiter à la planète, c’est que ces deux personnages disparaissent au plus vite de la scène politique internationale, en priorité.
Et Wauquiez dans tout ça ? Autour de lui, le désert gagne du terrain. La plupart des ténors des Républicains ont eux aussi mis quelques bémols dans leur soutien à Parka’m le rouge, qui aurait pu figurer dans bon nombre d’albums d’Hergé. Wauquiez, c’est tour à tour Dupond et Dupont (la joie) avec Marine Le Pen, la Bianca Castafiore de la manif pour tous, le général Tapioca dont la ligne politique se réduit à aller le plus vite possible à la soupe… chacun pourra compléter le tableau à sa guise. Toujours est-il que l’avenir de Wauquiez ne parait pas être au beau fixe, même s’il compte avant tout se refaire une santé en aspirant des sympathisants FN déçus par l’incompétence de leur chef de file. Nul doute que Wauquiez va nous réserver en 2018 une collection inédite de mensonges, de fake news, d’approximations de toutes natures, bref, de tout ce qui fait d’un responsable politique un parfait petit opportuniste. A suivre.
Les premiers jours de 2018 nous ont apporté comme chaque année le regain d’optimisme consubstantiel à l’écoulement de ruisseaux, de rivières, voire, de torrents de champagne. En tous cas, j’en connais un qui, dans son manoir de campagne Londonien devait fredonner tout guilleret, « on a tous quelque chose de Moët Hennessy »…. Lui surtout, Bernard Arnaud, patron de LVMH et incurable optimiste… fiscal !
dr