humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
Jeudi 17 novembre, lors du dernier western diffusé par France 2 et mettant en scène les sept mercenaires de la droite dite républicaine, nous avons eu droit à un morceau d’anthologie du cinéma politique ! Joe Dalton en personne est monté sur ses grands chevaux en dégainant son arme favorite, à savoir le mépris et l’insulte à l’égard d’un shérif qui, semble-t-il, ne faisait que son devoir !
Bon, on va revenir à la V.O. et enlever les sous-titres…
Hier soir, donc, David Pujadas qui ne passe pas pour le plus gauchiste des journalistes (bien qu’à côté d’Elkabbach…), a voulu interroger Sarkozy sur les valises contenant quelques millions d’Euros en liquide que Takieddine affirme lui avoir remises ainsi qu’à Guéant pour le financement de sa campagne de 2012. « Quelle indignité ! Vous n’avez pas honte pour un journaliste du service public (sous-titre : payé par le contribuable) que de poser une telle question ? »
Sarkozy a depuis trop longtemps compris que face à des questions pour le moins embarrassantes, il ne fallait pas répondre sur le fond mais attaquer celui qui pose la question, se draper dans une pseudo-dignité et, s’il le faut, continuer à mentir et surjouant le rôle de la victime. Mais la ficelle est un peu grosse ; Sarkozy ne doit plus tromper personne en ressassant une énième fois le scénario de la victime outragée, lui qui incarnerait la pureté, le désintéressement et la loyauté !
Sarkozy apparait de plus en plus comme ce qu’il est en réalité à savoir menteur, provocateur, intéressé uniquement par sa réélection à n’importe quel prix, bref, le candidat de la division des Français.
Et à propos de division, le calcul que je fais est le suivant :
Dans 5 mois, sauf miracle auquel je ne crois pas, Madame Le Pen sera qualifiée pour le second tour de la présidentielle, face à Madame ou Monsieur X. Mes convictions antifascistes et antiracistes m’obligeront à faire barrage à la représentante du FN. Comme je n’ai vraiment aucune envie d’être contraint de choisir Sarkozy contre Le Pen, dès dimanche prochain, et le suivant si nécessaire, j’irai tenter d’éliminer le pseudo-indigné de la course à la présidentielle.
Je sais qu’une majorité d’électeurs de gauche n’hésitera pas à voter NKM ou Juppé si l’un des deux se trouvait face à Le Pen au deuxième tour ; faisons donc en sorte que nous ne nous trouvions pas obligés de choisir entre une raciste aux dessous d’un brun douteux et un xénophobe tricheur.
C’est peut-être du calcul, mais c’est surtout de l’hygiène.
Car demain, il sera peut-être trop tard.
dr