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humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!

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En France, on n’a pas de décence, mais on a des idées !

 

 

Définition de l’indécence par Monsieur Petit Larousse : se dit de ce qui viole les règles de la pudeur (ex : une jupe indécente) ; caractère de ce qui choque par son côté ostentatoire, déplacé…

 

Le procès d’Antoine Zaccharias, poursuivi pour abus de biens sociaux à l’occasion de son départ assorti d’une prime et d’une pension de retraite colossales, se termine par un non-lieu. On aurait voulu faire entériner par la justice la possibilité, pour les dirigeants d’entreprises françaises, de bénéficier à l’avenir de rémunérations faramineuses qu’on ne s’y serait pas pris autrement ! 

 

Le ministère public : « Cachez ce sein que je ne saurais voir… »

 

Le dossier du pauvre Antoine paraissait en effet juridiquement inattaquable, sauf à démontrer par exemple que les membres du comité des rémunérations de Vivendi auraient été victimes de pressions dolosives de sa part, ou que les membres du Conseil d’Administration qui ont voté ces montants de prime et de pension avaient en quelque sorte été « achetés »… rien de cela n’était évidemment démontrable. Même si tout le monde sait que la plupart des administrateurs des entreprises du CAC 40 sont copains comme cochons et se rendent mutuellement la politesse pour bénéficier d’un maximum d’avantages, le procès était perdu d’avance. La procureure n’a fait que gesticuler, à l’image de notre petit président. En pleine période de crise, la rémunération de nombre de ces dirigeants qui sont entre eux comme culs et chemises est totalement indécente. La justice n’en peut mais puisqu’il n’existe aucun texte permettant de déclarer une rémunération abusive et que d’autre part, elle ne peut pas compter sur les copains et les coquins pour témoigner de leurs petits arrangements…Reste que maintenant, ceux ci bénéficient d’une jurisprudence prometteuse pour leur propre avenir et peuvent en être reconnaissants au très sarkozyste procureur Courroye qui avait ouvert l’enquête. Ce dernier ne pouvait ignorer l’issue d’un tel procès et cette jurisprudence permet au pouvoir de s’exonérer à bon compte de sa responsabilité politique sur ce terrain mouvant !

 

 

Alain Joyandet s’envoie en l’air pour 116000 €uros !

 

Est-on encore dans l’indécence ou s’agit-il là carrément d’un véritable attentat à la pudeur ? Monsieur Joyandet se devait d’être présent en métropole pour remplir son devoir électoral le dimanche 21 mars ; rien ne l’empêchait de partir dès le lundi matin 22 mars pour la Martinique en empruntant un avion de ligne, afin de présider la Conférence internationale des villes et des régions du monde pour Haïti, et cela d’autant plus qu’ayant pris une jolie veste électorale en Franche-Comté, sa présence n’y était plus nécessaire dès le dimanche soir ! Quant à sa participation au Conseil des Ministres du mercredi 24 mars, en quoi était-elle à ce point indispensable ? La communication que ce secrétaire d’Etat devait y faire était-elle à ce point vitale qu’elle nécessite un rapatriement en urgence à ce prix ? A l’heure où nos petites PME savent très bien organiser des visio conférences pour communiquer entre elles en minimisant les coûts, on a du mal à croire que nos gouvernants adeptes de la « rupture » soient incapables d’adapter leur conduite aux contraintes de la crise en utilisant des techniques modernes mais devenues totalement banales…

 

On ne va pas accabler d’avantage ce pauvre Joyandet tant il est vrai que l’exemple de la débauche de moyens vient de haut (si l’on peut dire). Si on peut s’attrister en l’espèce du manque de pudeur de ce petit secrétaire d’Etat,  les dépenses de fonctionnement de l’Elysée sont, elles, de l’ordre de la quasi-pornographie !

 

La burka serait-elle indécente ?

 

A en croire les intégristes de l’UMP regroupés autour de l’ayatollah Coppé, il est urgent de légiférer pour interdire partout le port du voile intégral. Ce débat est profondément malsain. Chacun peut comprendre que pour des raisons de sécurité, toute personne doive être en mesure de justifier de son identité dans certaines circonstances et que la vie en communauté au sein de la république nécessite de s’abstenir d’attitudes et de comportements risquant de choquer la bienséance. Mais les textes en vigueur suffisent largement et l’utilité d’une loi spécifique au port du voile intégral est plus que douteuse. En réalité, ce ne sont pas celles qui portent la burka qu’il faudrait commencer par sanctionner mais CEUX qui les obligent à la porter !

Et pour conclure, derrière ce faux débat sur l’opportunité d’une loi se profile surtout l’opportunisme d’une partie de la classe politique voulant se refaire une santé électorale en opérant la reconquête d’électeurs du FN… C’est cela, d’abord, la véritable indécence…

 

 

Si la « déculottée » était l’action de tomber la culotte, il est certain que le 21 mars au soir, les joues rebondies de Xavier Bertrand auraient eu un aspect indécent… Fort heureusement, la déculottée signifie seulement le fait de subir une défaite cuisante et c’est pour ça que cette soirée n’avait vraiment rien d’indécent…

 

 

dr

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Commenter cet article
J
<br /> Et que dire de Bernard Tapie "blanchi" et enrichi par les contribuables (100 à 120M€ nets)? Une résurrection en ce temps pascal...<br /> <br /> <br />
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