humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
Ca commence à paniquer ferme à l’UMP ! Depuis que le PS s’est divisé en 6 candidats pour organiser ses primaires, il s’est multiplié par 10 en occupation des médias, ce qui nous vaut des réactions des responsables de la majorité présidentielle, disons, assez… primaires !
On admire d’abord le grand talent de contorsionniste de Jean François Copé qui, après avoir fustigé les primaires socialistes taxées d’instrument de flicage politique, a opéré avant le premier tour de celles-ci un spectaculaire retournement à 180° en criant haut et fort que le principe des primaires figurait dans les statuts de l’UMP. Manque de chance, on compte plus de 2,7 millions d’électeurs au soir du dimanche 9 octobre ! Après la gifle des élections régionales, cantonales, sénatoriales où selon notre contorsionniste, c’était l’abstention qui était le facteur explicatif des résultats, voilà que les électeurs de gauche votent en masse et ne s’abstiennent pas, eux ! Qu’importe ! le brave petit soldat Jean François de Meaux découvre le mot « pourcentage » et crie à tout va qu’il faut « RE-LA-TI-VI-SER » … les électeurs aux primaires ne représentent que 5 Français sur 100, … une misère !
Fort bien ; appliquons donc la méthode Copé qui est d’une rigueur sociologique et politique implacable : Exemple : tant qu’une grève ou une manifestation ne réunira pas plus de 30 ou 40 millions de Français dans la rue, il faudra la considérer comme minoritaire. Oublions que Nicolas Sarkozy a obtenu en 2007 … 18 983 138 bulletins de vote en sa faveur, un score de médiocre ; oublions tout autant que les opposants au colonel Kadhafi n’étaient qu’une poignée et que cela n’a pas dissuadé la France et l’OTAN d’intervenir militairement… on peut multiplier à l’infini ces exemples caricaturaux, certes, mais qui témoignent du côté ridicule de la communication de Copé dans une démocratie. Finalement dans un cirque, un contorsionniste qui devient ridicule et qui fait rire, cela s’appelle un clown !
Il n’est pas le seul cependant : François Fillon qui avait pensé à voix haute que le processus des primaires était un exercice démocratique s’est fait tapé sur les doigts et le bec par le déprimé de l’Elysée qui lui, trouve le processus « contraire à l’esprit de la Vème République » Il aurait même ajouté que « La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques » ! Rien que ça ! Serait-il inconvenant de lui rappeler qu’il a été le Président de l’UMP qui, dans ses statuts, prévoit la primaire comme mode de désignation d’un candidat à l’élection ? Faut-il imaginer que si Jean Sarkozy n’avait pas été le fils de son père et membre de l’UMP, il n’aurait jamais été élu au Conseil Général des Hauts de Seine, ni « proposé » à la Présidence de L’EPAD ? Faut-il aller « piocher » dans les nominations de proches du pouvoir à la Cour des Comptes ou au Conseil Economique et Social pour se rendre compte qu’en réalité, c’est l’appartenance au parti présidentiel qui sert de sésame et non la compétence ? Peut-on aller jusqu’à penser que depuis des dizaines d’année, c’est la République qui est devenue l’otage du parti présidentiel ? S’allier à Balladur en 1995 pour faire battre le candidat de son propre parti, Chirac, c’était aussi dans l’esprit de la Vème République ? Il faut un énorme aplomb ou un cynisme à toute épreuve pour se draper dans la robe immaculée de la République en prétendant qu’elle ne peut être l’otage des partis !
En réalité, Nicolas Sarkozy panique lui aussi. Et comme d’habitude, il se lance dans une communication disant tout et son contraire, oubliant ce qu’il a affirmé ou fait la veille. Son obsession de « rentrer » enfin dans le costume Présidentiel l’amène à tous les excès, les contradictions, les affirmations péremptoires qui le feraient se muer en défenseur de l’esprit de la Vème République… Alors, pour résister au vent de panique, il brasse de l’air de plus en plus vite, de plus en plus souvent…Et puis, les médias qui ne parlent plus que des primaires du PS et qui l’ignorent, lui, c’est devenu insupportable, alors vite, agitons nos petits bras pour brasser et rebrasser l’air… Ah, si Don Quichotte revenait se battre contre les moulins à vent, il trouverait un peu d’occupation ici, mis à part qu’en fait de moulins à vent, chez nous, c’est un petit ventilateur qui agite ses petites pales dans tous les sens…
Comble de malchance, Carla n’a pas accouché pendant les primaires… Vivement que ça arrive pour que les journalistes et les Français s’intéressent enfin aux choses sérieuses !
dr[..