humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
En acceptant de tresser des couronnes de lauriers à son ami Poutine, Gérard Depardieu se fait véritablement l’avocat du diable. Il faut singulièrement avoir perdu toute mesure pour oublier à ce point les assassinats, les incarcérations politiques, la censure des médias dont se rend coupable quotidiennement le maître diablotin du Kremlin. On ne sait pas encore si l’acteur va réellement choisir la nationalité russe mais le mal est fait, d’ores et déjà.
On imagine dans quel désarroi doivent se trouver tous ceux qui, de plus ou moins bonne foi, ont cru bon de soutenir le Thénardier du cinéma français. C’est une chose de voler à son secours en l’érigeant en victime expiatoire des riches, injustement maltraitée par un gouvernement dogmatique et sectaire. C’en est une autre d’entendre sans broncher que la pseudo victime est disposé à faire don de sa citoyenneté au pays le plus offrant, pour quelques roubles de plus et en faisant fi de toute considération démocratique ou humanitaire. Depardieu va-t-il renier d’un même coup son père communiste et sa mère-patrie, c’est son affaire et chacun le jugera. En lui offrant généreusement un passeport russe contre un renvoi d’ascenseur, Poutine lui donne l’occasion d’entrer dans le club des grandes fortunes russes, c’est à dire en quelque sorte, un très gros roublard ! Voilà au moins une réputation que Depardieu ne devra qu’à lui-même !
On ne sait pas si Dieu existe et s’il réside au ciel. On sait maintenant en revanche, que Depardieu ne cherche que le paradis fiscal et que ce faisant, il a entamé sa descente aux enfers, aux yeux de beaucoup de citoyens français, mais pas seulement. L’ancien intermittent du spectacle va devenir un inter-minable. Finalement, c’est triste à pleurer. Rater ainsi le dernier métro, quel gâchis !
Au fait, Poutine libérerait-il les Pussy Riot en échange de Depardieu si on leur offrait un passeport français ?
dr