humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
« Et la tendresse, bordel ? » est le titre d’un film français sorti en 1979, dans lequel on peut entendre Jean-Luc Bideau dire en commentant un match de boxe à la télévision, « C'est ça le monde mon vieux! Les plus forts qui gagnent, les plus faibles qui s'écrasent et puis les autres qui regardent. »…
Et la tendresse, Bordelais ? Ce pourrait être le titre du spectacle pitoyable donné par les supporters Sarkozystes huant et sifflant Alain Juppé, maire de Bordeaux, qui avait le toupet de demander à nouveau l’application de la règle édictée par les dirigeants du parti, à savoir, l’organisation de primaires ouvertes. Les siffleurs n’étaient guère différents des spectateurs de salles de boxe réclamant le KO de l’adversaire de leur champion.
Nul n’est prophète en son pays, serait-on tenté de dire, sauf qu’en la circonstance, et à en croire le journal Libération, les siffleurs n’étaient pas spécialement Bordelais mais étaient majoritairement constitués de sarkozystes venus de tout le grand sud-ouest et même de Bretagne, acheminés dans des cars mis à leur disposition (par qui ?) et venus là pour idolâtrer le chef. Ces procédés, dignes des déplacements des supporters du PSG, s’apparentent plus aux techniques de la CGT qu’au fonctionnement normal d’un parti démocratique. Si nul n’est prophète en son pays, Sarkozy tenait, lui, très bien le rôle du faux prophète, du faux ami, bref, du faux cul qui a tout fait pour entraîner son rival dans un traquenard. Car qui pourrait croire, connaissant la perversité de ses comportements politiques, que tout cela n’était pas orchestré ?
Comme nous l’écrivions sur La hune le 15 octobre, le coup d’Etat interne à l’UMP est en bonne voie.
Pas sûr cependant qu’en fin de compte, l’arroseur ne devienne pas l’arrosé, lorsque les électeurs de la primaire de l’UMP devront faire le choix raisonné de leur candidat. Et s’ils ont besoin d’un tuyau d’arrosage, La hune prêtera volontiers un Karcher…
dr