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humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!

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Le lapsus de Didier Porte…

 

 

A l’heure où Michel Onfray remet en question les fondements Freudiens de certaines de nos analyses, voici que Didier Porte se voit sanctionné à France Inter pour un dérapage verbal que notre cher Sigmund aurait pu avec malice assimiler à un simple lapsus… Que s’est il-passé en effet le 20 mai dernier sur l’antenne ?

 

Du délire matinal…

 

Dans son délire matinal si souvent apprécié par les auditeurs de la station, Didier Porte demandait à Dominique de Villepin, l’invité du jour, de se défouler avant l’interview en répétant à l’envi, « j’encule Sarkozy ! »… Dommage que Philippe Val ait pris au premier degré ce qui n’était certainement qu’un lapsus. En réalité, Didier Porte demandait à Villepin de crier, « Jean Luc Sarkozy !» Erreur funeste car le fils aîné du Président qui fut en son temps candidat à la Présidence de l’EPAD se prénomme Jean et non Jean Luc…L’ancien Premier ministre dont on connaît le dévouement à la cause de la famille présidentielle et qui avait vertement fustigé cette candidature s’est évidemment rendu compte que Didier Porte s’était trompé de prénom et a refusé alors de répéter « Jean Luc Sarkozy », comme l’invitait à le faire notre joyeux humoriste… C’est à l’évidence la seule explication qui reflète la réalité.

 

Personne ne pourrait en effet imaginer que Dominique de Villepin aurait pu avoir un jour l’idée que Philippe Val a pu penser en écoutant au premier degré la chronique de Didier Porte! Les relations qu’entretiennent l’ex Premier ministre et l’actuel Président sont comme chacun sait, empreints de la tendresse que laisse supposer l’utilisation d’accessoires furieusement érotiques comme les crocs de boucher. Non, décidément, l’écoute de Philippe Val était brouillée ce matin là… et que penseraient ceux qui seraient susceptibles d’entendre ce dernier quand il chantonne le matin dans sa salle de bain « Jean Luc Hees, Jean Luc Hees, Jean Luc Hees !… »

 

…Aux matins chagrins !

 

Plus sérieusement, on a le droit de penser que la chronique de Didier Porte dépassait certaines limites ou même que l’humour de ce matin là n’était tout simplement pas drôle. Mais alors se pose la question éternelle et sans réponse à ce jour des fameuses limites qui doivent exister pour l’humoriste. Comme il est hors de question de censurer les propos puisqu’ils sont « en direct », il faut admettre que la responsabilité de ce qui est dit à l’antenne incombe d’une part à l’humoriste lui-même à qui il revient de mesurer les conséquences de ce qu’il dit, mais aussi d’autre part, et en amont, à ceux qui définissent la ligne éditoriale de la matinale de la station. En choisissant Guyon, Porte et Morel, les responsables de la station ont fait confiance a priori aux trois humoristes, exactement comme dans une entreprise, un responsable délègue des pouvoirs à ses subordonnés, dans une relation basée sur la confiance… et le soutien quand il y a un couac. On aurait aimé que les responsables de la station, s’ils estiment et c’est leur droit, que Didier Porte a dérapé, le lui disent fermement à huis clos, mais le soutiennent en public. On aurait aimé aussi que Nicolas Demorand ou Thomas Legrand fassent preuve d’un peu plus de retenue dans leurs commentaires sur « l’affaire ». Ils ont suffisamment de talent, de hauteur de vue et d’indépendance pour dire en privé à Didier Porte ce qu’ils pensent, sans rentrer dans le débat public… Dommage…

 

Lendemains qui vont déchanter ?

 

 Philippe Val n’est pas un enfant de chœur et on peut se demander quelle mouche l’a piqué pour en venir à prendre une mesure aussi stupide qu’un « avertissement ». L’argument  selon lequel l’intéressé aurait proféré des « insanités » fait plutôt sourire de la part de l’ancien patron de Charlie Hebdo. En tous cas, beaucoup de questions viennent à l’esprit : la sanction aurait-elle été la même si « Jean Luc » avait été le prénom d’un autre homme (ou femme) politique que le locataire de l’Elysée ? La remise au pas de la rédaction de France inter est-elle entamée ?

 

Les humoristes des matinales qui ne sont pas tendres avec le pouvoir actuel doivent-ils laisser la place à des voix moins corrosives à deux ans de l’échéance présidentielle ? Un peu de machiavélisme pourrait nous inciter à penser qu’il y a là un sombre calcul : Le pouvoir sait que le succès des « matinales » de France Inter est incontestable et que cela est du non seulement aux humoristes mais d’abord à la qualité des animateurs et chroniqueurs… qui ne font pas preuve de complaisance. Par ailleurs, il est probable que la majorité des auditeurs de « matinales » se situe politiquement plutôt dans l’opposition. Rendre la station moins attrayante pour ces mauvais citoyens pourrait les inciter à la déserter pour aller où ? … RTL ?, Europe 1 ?… des radios bien pensantes qui appartiennent à de bons amis, comme Lagardère…

 

A propos, devinez comment se prénommait le père Lagardère… Jean Luc, lui aussi !

 

dr

 

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L
<br /> Très bon billet, bonne continuation.<br /> <br /> <br />
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