humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
On n’en peut plus ! Le suspense que nous inflige Nicolas Sarkozy, candidat pas encore candidat devient insupportable… tout cela ressemble de plus en plus aux dernières secondes d’un strip-tease, quand la danseuse, après avoir dénudé le haut, s’apprête à faire tomber le bas, juste au moment … où la lumière s’éteint …
C’est sans doute ce que les maîtres communiquants de l’entourage Présidentiel ont voulu : donner à la campagne du petit Nicolas un parfum d’érotisme électoral auquel « la hune » succombe au point d’ajouter un peu de « q » au prénom de l’imminent candidat.
Ah, ce Niquolas, quel talent pour essayer de nous faire croire que son nouveau spectacle, ce sera du jamais vu, qu’il va nous faire découvrir sous un autre jour l’épure d’une nouvelle ligne politique au sein de laquelle le sinueux est érigé en dogme, et où les courbes du chômage et de la récession deviennent harmonieuses ! Il y a quinze jours, Niquolas tentait de démontrer sous l’objectif complaisant de huit chaînes de télévision, que la TVA sociale était le préservatif indispensable pour éviter cette maladie qu’est la perte de compétitivité ; Ce faisant, il prônait avec insistance l’utilisation du loden Allemand, bien supérieur selon lui à la capote Anglaise. Il y a trois jours, Niquolas nous promet dans le Figaro Magazine que s’il est élu, il proposera aux Français de faire joujou avec les sex toys populistes que sont les éventuels référendums sur le mariage homosexuel ou la limitation des droits des chômeurs ; Aujourd’hui et demain, il va nous faire entrevoir ses micro-parties, à savoir le soutien des minuscules partis de Christine Boutin et d’Hervé Morin… Le candidat Président s’emploie, vis à vis du candide électeur et en lui faisant subir cette interminable attente, à déclencher le désir irrépressible qui selon lui génèrera en sa faveur l’érection du corps électoral…
Sauf que… notre strip-teaseuse en chef a vieilli de cinq ans et que le public voyeur et bon enfant de 2007 s’est rendu compte que le spectacle était loin de tenir ses promesses. Il y a toujours, sans doute, les soutiens inconditionnels qui continuent à financer la revue tant que cela rapporte allègement d’impôts ou bouclier fiscal mais les autres, les jeunes qui cherchent des boulots qu’ils ne trouvent pas, les vieux qui voient leurs retraites stagner, les mal logés ou pas logés du tout qui avaient cru aux promesses du candidat de 2007, les salariés qui vont travailler plus pour gagner moins, les chômeurs de longue durée qui frappent à des portes qui sont verrouillées de l’intérieur, tous ceux là peuvent-ils à nouveau être dupes ?
Les maîtres communiquants du Palais Elyséen devraient arrêter de nous prendre pour des burnes, même électorales. On a envie de leur dire comme au bon vieux temps, « érection, piège à cons ! »
Et le 6 mai au soir, quand les projecteurs éclaireront à nouveau la scène, on espère que la vieille strip-teaseuse qui aura subi la détumescence électorale qui semble lui être promise, aura quitté le plateau en ramassant ses dessous éparpillés. Elle se rhabillera alors, sans doute, dans sa petite robe… d’avocat.
dr