humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!
Lu ces derniers jours dans différents journaux: "Un homme de 72 ans, qui s'était retranché armé dans son domicile du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) samedi dans la matinée, a été abattu par la police, a-t-on appris de source policière confirmant une information de France Bleu 107.1".
Sur FR2 (ou FR3), une procureure de la République a précisé que le "forcené" avait visé un homme du RAID et que celui-ci, menacé, l'avait "abattu" (sic).
Mon commentaire:
Nos forces de sécurité(?) connaissent-elles les projectiles anesthésiants ou paralysants? la vie d'un homme, même si c'est un "forcené", ne mérite t'elle pas que l'on utilise toute la panoplie de produits permettant de une neutralisation temporaire avant d'abattre - ce dernier terme étant particulièrement odieux et ravalant la victime humaine au rang des animaux de boucherie. A ce sujet, l'usage des mots n'est jamais neutre: un palestinien tue un israëlien, mais est par la suite abattu par Tsahal, entité anonyme et presque mythique. Tuer est plus grave qu'abattre, d'ailleurs les tables du Sinaï sont explicites: "Tu ne tueras point"; même si pour la victime c'est tout aussi mortel, abattre doit relever du péché véniel !
Et si pour la presse il paraît anodin qu'un membre du Raid "abatte" un forcené, rappelons nous les titres scandalisés poussés par cette même presse lorsque des policiers russes avaient, il y a un ou deux ans, "abattus" des preneurs d'otages dans une salle de théatre à Moscou et dans une école en Tchétchénie; que ne leur avait-on reproché leur férocité !
Amicalement,
JLB