Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

humeurs, bonnes ou mauvaises, mais à consommer sans modération!

Publicité

Lettre ouverte à un ami

Salut mon ami,

je reviens à la charge, et au son du clairon, le sabre restant au fourreau... parce que c'est toi !

J'étais dimanche dernier à l'AG de Roosevelt 2012, devenu Collectif Roosevelt, car, malheureusement, les décisions du gouvernement nous indiquent qu'on est là pour un moment...et dans tous les cas, hélas, au-delà de 2012.

Etaient présents, notamment, Pierre Larrouturou, Edgar Morin, Bruno Gaccio, Susan George, Patrick Viveret et Cynthia Fleury, pour les plus connus.

Si on devait prendre un autre pseudo, ce serait sûrement Collectif URGENCE.

Car il y a urgence !

 

Jusqu'à présent, on pouvait considérer que le Gouvernement n'allait pas assez loin et pas assez vite, mais depuis le pacte de compétitivité et les 20 milliards d'euros offerts à Mme Parisot sans contrepartie, on voit qu'il va dans le mauvais sens !

Je t'ai entendu, l'autre soir chez toi, dire avec force et conviction que ce système était fou et inique.

Mon ami, c'est le moment que des gens comme toi rejoignent le mouvement.

Nous sommes déjà...mais seulement...87.000 signataires.

Le 15 janvier un nouvel opus signé Larrouturou/Rocard va sortir et ils auront 1 heure sur Canal +.

Le lendemain 20 minutes sur France Inter.

Je n'ai pas encore le détail des horaires, mais il sera important d'écouter ces émissions et de téléphoner pour prendre la parole, ou twitter, ou envoyer des mails, car plus il y aura d'interventions, plus les patrons de chaine seront amenés à ouvrir à nouveau leurs micros à ce mouvement.

Lors de cette AG, la base a été entendue : 15 propositions, c'est difficile à soutenir toutes ensemble quand on n'est ni économiste, ni habitué des médias, ni complètement compétent sur tous les sujets. C'est pourquoi il a été décidé de focaliser, dans un premier temps, notre communication sur la séparation des activités bancaires (banque de détail/ banque de financement et d'investissement), et sur le partage du travail (la semaine de 32 heures).

 

Pour les banques, une pétition est en ligne qui demande que leurs activités de détail (celle qui concerne tous les acteurs de l'économie réelle, toi et moi), et leurs activités de gestion pour compte propre (dites de spéculation) soient réellement séparées, et pas seulement découplées façon coïtus interruptus.

Voici le lien vers cette pétition dont l'intitulé reprend une des phrases du candidat Hollande lors du meeting du Bourget: http://www.monadversairecestlafinance.fr/

 

Pour ce qui est de la durée du travail, il faut savoir qu'on travaille plus en France (38h) qu'en Allemagne (35h) selon la source Mediapart. Et le Bureau International du Travail a demandé à l'Allemagne d'intégrer tous les contrats de travail dans ses statistiques, y compris les "1 euro jobs", et les chiffres seront encore plus éloquents.

Dans la version web du Monde du 24/11/2011 on pouvait lire ceci :

L'Allemagne a plus recours au temps partiel que la France : 21,7 % de sa populationactive y sont employés à temps partiel en 2010, contre 13,6 % en France, selon l'OCDE. Si on intègre le temps partiel dans le calcul du temps de travail, la durée annuelle moyenne s'élève pour la France à 1 559 heures, contre 1 432 pour l'Allemagne, selon l'Insee.

Et pourtant, en France, on compte 3 millions de personnes au chômage ! Et 50.000 de plus tous les mois !

 

Mon ami, je ne te demande pas de participer à nos réunions, aux débats, de prendre sur ton temps libre qui est étroit, mais de nous rejoindre, de signer, de faire signer ton conjoint et tes enfants majeurs. Et plus encore, si tu as d'autres sympathisants de notre cause autour de toi.

C'est vital car on a les signes de partout d'un renfermement des populations sur elles-mêmes, plus ou moins vif selon les mesures d'austérité auxquelles elles sont confrontées. Et l'Histoire nous enseigne sur quoi on débouche quand on ne veut pas voir ces phénomènes.

On n'a pas voulu aider les républicains espagnols en juillet 1936, on a cru qu'on avait fait une bonne affaire avec Hitler à Munich en septembre 1938...on connait la suite.

Descartes le dit : le propre de l'erreur est de ne savoir qu'elle est une erreur.

Et Edgar Morin ajoute que c'est dans les périodes de crise qu'il faut radicalement changer nos structures de pensée autrement qu'en opposant les alternatives. Il faut faire des paris politiques, dit-il.

Je crois pour ma part que les deux propositions dont je t'ai parlé ne sont pas des paris politiques, ni des utopies.

Simplement, ce qu'on nous prépare à Bercy pour les banques n'est rien d'autre qu'un renoncement devant le lobby professionnel.

Et la semaine de 32 heures n'est pas une folie. Pas plus que ne l'étaient l'âge minimum de 10 ans pour descendre dans les mines, les congés payés, la semaine de 40 heures, puis de 35 heures, et bien d'autres conquêtes sociales.

Les gains de productivité accomplis ces dernières années ont été bien supérieurs à la réduction du temps de travail obtenue dans le même temps.

On pourrait croire que ce différentiel a profité à l'emploi. Mais il n'en est rien. Ce profit a été essentiellement distribué en dividendes versés aux actionnaires.

Alors ça suffit !

Jusqu'à présent le Collectif Roosevelt s'est tenu dans une posture de contestation "bourgeoise". Il est fortement question maintenant de dire très précisément  QUI a les moyens de changer et QUI ne le fait pas. Dans les pays anglo-saxons, cela s'appelle "name and shame".

J'espère bien, mon ami, que cette longue missive aura conforté ta colère que j'ai bien sentie l'autre soir, et que tu vas joindre ta signature à celle de ton copain.

Voici le lien pour le faire : http://www.roosevelt2012.fr/

Je t'embrasse.

 

ML.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
J'ai déjà signé la pétition.<br /> Il me semble que concernant les actions vous faites une erreur. Le gain n'est pas sur le dividende qui n'est en moyenne que de 2 à 3% du prix de l'action mais sur l'augmentation du prix de<br /> l'action. C'est là ou se trouve le jeux qu'il faut faire cesser. Une action devrait obligatoirement être gardée par ex. un certain temps out tout autre mécanisme pour enlever tout aspect<br /> spéculatif. Le dividende reprendrait ainsi tout son sens de rémunération du capital investi.
Répondre
D
l'ami a entendu et approuve à 2 mains.<br /> Je signe , je diffuse et si possible je m'engage pour participer au réunion.<br /> Merci au Collectif et surtout à toi mon ami<br /> OD
Répondre